5.0 Conclusions – L’apprentissage – Une main-d’œuvre qualifiée crée une entreprise prospère |
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Les résultats de l’étude indiquent que l’apprentissage procure un bénéfice net aux employeurs présents dans les 15 métiers.
Les conclusions suivantes s’appuient sur les résultats généraux de l’étude.
Selon les résultats coûts-avantages, les employeurs présents dans les 15 métiers retirent un rendement positif des investissements en apprentissage.
En général, les avantages quantitatifs de l’apprentissage, notamment le revenu généré par un apprenti, dépassent les coûts totaux dans les 15 métiers analysés. Par conséquent, l’apprentissage produit toujours un bénéfice net. De plus, le ratio coûts-avantages moyen de 1,38 indique que les employeurs obtiennent un rendement de 1,38 $ ou un rendement net de 0,38 $ de chaque dollar investi en apprentissage. Bien que le salaire et les avantages sociaux augmentent parallèlement à l’expérience et à la formation tout le long de l’apprentissage, les coûts associés au temps de travail du compagnon diminuent. De plus, à mesure qu’augmente la compétence de l’apprenti, le potentiel de revenu de l’apprenti s’accroît également. Les autres coûts, notamment les pertes et les décaissements, sont relativement peu élevés, tout comme le sont les frais d’administration. Les résultats suggèrent donc que l’apprentissage crée une entreprise prospère.
Aussi, les résultats coûts-avantages indiquent que les apprentis génèrent un bénéfice net pour les employeurs en peu de temps. Les résultats du sondage confirment cette conclusion. Plus précisément, une majorité d’employeurs interrogés (66,1 %) estiment que la contribution d’un apprenti à la production dépasse les coûts de la formation à la fin de la deuxième année d’apprentissage ou plus tôt.
Des tables rondes rassemblant des économistes et des employeurs ont permis de valider l’approche méthodologique et les résultats coûts-avantages.
Les économistes ayant participé aux tables rondes ont indiqué que l’approche méthodologique utilisée pour obtenir les résultats coûts-avantages était appropriée. Bien que les participants aient fait état de leurs préoccupations à l’égard de la taille restreinte des échantillons et de la capacité des employeurs des métiers autres que les services à évaluer correctement les revenus des tarifs horaires externes, on a convenu que l’étendue de l’étude dépasse celle des études antérieures effectuées au Canada pour ce qui est des coûts et des avantages de l’apprentissage. En général, les employeurs ont indiqué que les résultats coûts-avantages correspondent à leur expérience et à leurs connaissances en matière d’apprentissage. Même si les employeurs estiment que les coûts associés à des actifs importants (comme les postes de travail et les véhicules fournis) représentent des coûts importants de la formation, ils conviennent que les résultats de l’étude sont valides. Cependant, il faut souligner que des différences organisationnelles et régionales influencent le point de vue de l’employeur par rapport à la validité des résultats coûts-avantages.
Les employeurs engagés dans des programmes d’apprentissage profitent d’avantages qualitatifs ou non monétaires.
Les employeurs interrogés ont indiqué que la principale raison d’investir en apprentissage est d’assurer à leur entreprise une offre suffisante de travailleurs spécialisés. Ils ajoutent qu’il est important d’embaucher des apprentis pour remplacer les travailleurs vieillissants et réduire le taux de roulement.
Les compagnons assurant la formation des apprentis en tirent également des avantages. Une majorité d’employeurs (67,6 %) indiquent que la formation des apprentis profite aux compagnons. Les avantages cités par les employeurs vont de l’amélioration des compétences et des connaissances et à un accroissement de la productivité lorsque l’apprenti participe à l’exécution de tâches complexes.
Les employeurs indiquent que la productivité d’un compagnon-maison est plus élevée que celle d’un compagnon formé à l’extérieur de l’entreprise. Les employeurs précisent que les compagnons formés dans l’entreprise sont plus productifs dans une proportion de 26,5 %, ce qui représente un avantage supplémentaire de l’apprentissage.
Plus de la moitié des employeurs interrogés versent chaque année des décaissements aux apprentis, même s’il est plus probable que les grandes entreprises offrent un soutien financier.
Dans l’ensemble, une majorité d’employeurs (53,6 %) offre des débours en espèces à leurs apprentis. Les coûts les plus importants sont, sans doute, le matériel prêté ou offert aux organismes de formation ainsi que le salaire et le supplément aux prestations d’assurance-emploi accordés au cours de la formation en classe. Il n’est pas étonnant de constater que les grandes entreprises sont en mesure d’offrir un soutien financier plus important.
Le maraudage est souvent perçu comme une mesure tendant à décourager l’apprentissage. Cependant, les employeurs interrogés n’y voient pas une source de préoccupation importante.
Pour les employeurs interrogés, le risque de maraudage des concurrents et des autres industries ne représente pas une source de préoccupation importante. Les employeurs des grandes entreprises se disent plus préoccupés par le risque de maraudage venant d’autres industries que les plus petites entreprises. D’autre part, c’est dans les provinces de l’Atlantique qu’on retrouve la plus forte proportion d’employeurs qui se disent plus inquiets du maraudage des concurrents que des autres industries. Bien que les résultats suggèrent que le maraudage de la part des concurrents (5,1) et d’autres industries (4,8) représente une source de préoccupation, il est également possible que les employeurs ne connaissent pas l’étendue réelle du maraudage.

- Source : Sondage sur l’apprentissage (Q10, n=413)
- Source : Sondage sur l’apprentissage (Q11a, n=276)
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