Étude de cas : Conseil du service d’entretien et de réparation automobiles du Canada (CARS) – Projet des compétences essentielles
1.0 Introduction
Le Conseil du service d’entretien et de réparation automobiles du Canada (CARS) est un organisme à but non lucratif national créé pour « répondre aux besoins de l’industrie canadienne de l’entretien et de la réparation des véhicules automobiles en matière de formation et de perfectionnement des ressources humaines ».14 L’industrie emploie quelque 254 000 personnes dans 39 000 entreprises partout au Canada.
CARS accorde une grande importance à la création d’entreprises prospères et au soutien qu’elle peut offrir à cette industrie vitale. Le Conseil CARS n’est pas que le porte-parole d’un secteur. Le Conseil représente un réseau dynamique qui aide et représente les employeurs et les travailleurs œuvrant dans la réparation et l’entretien des véhicules au Canada, l’un des plus vastes et des plus importants éléments du marché de la main-d’œuvre au Canada.
CARS offre des outils de ressources humaines et d’apprentissage pratiques, accessibles et personnalisés pour la réparation des véhicules. Les employeurs et les professionnels de cette industrie peuvent ainsi acquérir des compétences de pointe, maîtriser les dernières technologies et suivre les tendances.
CARS s’attaque aux problèmes de ressources humaines de l’industrie par le biais de la recherche, du développement d’occasions de perfectionnement et de la présentation d’activités de promotion et de sensibilisation. Ces activités vont de la recherche et de la préparation de rapports sur les grands défis en matière de ressources humaines auxquels font face les entreprises du secteur à la formation interactive à distance et au perfectionnement professionnel (par satellite) et à la diffusion d’information sur les carrières aux étudiants des écoles secondaires des premier et deuxième cycles.
En 2005, CARS a publié un important rapport intitulé « Le chemin à parcourir – Défis en matière de ressources humaines et de formation dans le secteur de la réparation et de l’entretien de la force motrice ». La vaste recherche a permis de découvrir plusieurs défis auxquels fait face l’industrie en matière de compétences et de formation, de recrutement et de conservation du personnel et de la rémunération et des conditions de travail. Plusieurs facteurs et tendances ont pour effet d’accentuer le besoin de formation en compétences essentielles dans le secteur de la réparation des véhicules et la demande de cours en ce domaine. Voici quelques-uns de ces facteurs :
- Une importante pénurie de travailleurs spécialisés prévue dans l’industrie par suite de changements démographiques comme les prises de retraite de la génération du baby-boom. D’ici 2014, les changements démographiques pourraient créer des pénuries de 24 860 à 39 880 travailleurs.
- Les faibles taux de conservation des personnes œuvrant déjà dans l’industrie : un tiers des travailleurs qualifiés interrogés dans le cadre de la recherche prévoient quitter l’industrie d’ici cinq ans.
- La complexité technologique croissante des véhicules ainsi que de l’équipement et des procédés requis pour les réparer.
- Les modifications apportées aux lois sur l’environnement obligent les travailleurs de l’industrie à se renseigner davantage.
Tous ces facteurs exigent des investissements accrus dans la formation des employés de tout le secteur de la réparation et de l’entretien des automobiles. Pour CARS, il est important que les travailleurs recevant une formation possèdent les compétences de base ou les compétences dites essentielles. La formation ne peut être efficace que si les travailleurs sont en mesure de la comprendre, de l’assimiler et de l’appliquer. Le défi que doivent relever CARS et l’industrie de la réparation et de l’entretien des automobiles est le suivant : faire en sorte que la main-d’œuvre actuelle et future (les étudiants, les apprentis, les travailleurs et les employés) possède les niveaux de compétences essentielles requis pour réussir leur formation. CARS a donc élaboré une stratégie nationale de développement des compétences essentielles dans l’industrie et lancé un projet dans ce domaine en 2004. Les principales réalisations attendues du projet sont les suivantes : évaluer, chiffres à l’appui, dans quelle mesure le manque de compétences essentielles représente un problème ou non chez les travailleurs de la réparation et de l’entretien des automobiles et jeter les bases du développement d’une stratégie nationale.
2.0 Description du projet
Type
Le projet de recherche d’une durée de deux ans visait à atteindre les objectifs suivants :
- dresser des profils de compétences essentielles pour sept des principales professions de l’industrie automobile;
- mettre au point des outils et des méthodes d’évaluation des compétences essentielles;
- trouver et mesurer les niveaux de compétences essentielles de sept professions-clés et
- comparer les niveaux de compétences essentielles décrits dans les programmes éducatifs et dans le matériel de formation aux compétences essentielles exigées au travail.
À mesure que ces objectifs seront atteints, CARS s’associera à ses partenaires de l’industrie et du monde de l’éducation pour en arriver à ce que tous les travailleurs de l’industrie, peu importe leur niveau, possèdent les compétences essentielles nécessaires pour réussir des cours de formation qui sont de plus en plus adaptés à la profession ou au métier.
Le projet comportait trois phases. La première phase était consacrée au développement de profils professionnels pour sept professions choisies. Cette phase a été suivie du développement d’un outil d’évaluation des compétences essentielles. La dernière phase comprenait une comparaison entre les niveaux de compétences essentielles requis pour réussir la formation et acquérir les niveaux nécessaires pour exercer l’une des sept professions.
Profils des professions
CARS a d’abord dressé les profils des sept professions suivantes :
- Spécialiste des relations avec la clientèle
- Préposé aux pièces
- Technicien à l’entretien et à la réparation d’automobiles
- Technicien en peinture d’automobiles
- Conseiller du service d’entretien et de ventes
- Installateur mécanique et mécanicien d’entretien des automobiles et
- Technicien en débosselage d’automobiles et carrossier
CARS et Ressources humaines et Développement social Canada (RHDSC) ont retenu ces professions pour dresser les profils de compétences essentielles. CARS a préparé quatre des sept profils alors que RHDSC s’est chargé des trois autres. Avant de préparer les profils des professions, le chargé de projet de CARS a suivi la formation complète de profileur de compétences essentielles offerte par RHDSC.
Les profils des professions décrivent les compétences essentielles exigées par chaque profession à partir d’une méthodologie normalisée et d’une échelle de mesure. Un niveau de complexité à cinq points indique dans quelle mesure chaque profession exige chacune des neuf compétences essentielles, le niveau 1 correspondant à un faible besoin (tâches de base) et le niveau 5, à un niveau élevé (tâches avancées). Il a fallu établir les profils des compétences essentielles de sept professions importantes pour pouvoir mesurer les niveaux de compétences essentielles des travailleurs, puis les comparer aux profils.
Développement et administration d’un outil d’évaluation des compétences essentielles
Par la suite, on a élaboré et mis en œuvre un outil d’évaluation pour mesurer le niveau des compétences essentielles des travailleurs exerçant sept professions de l’industrie. Cet outil permet à CARS de comparer les compétences essentielles décrites dans les profils des professions et les niveaux réels de compétences essentielles des travailleurs. L’évaluation a permis de trouver des lacunes et obstacles possibles aux futurs projets de formation dans ces professions et a suggéré des mesures visant à combler ces lacunes.
Même si la mise au point de l’outil d’évaluation n’était pas terminée, CARS s’est appuyée sur les renseignements préliminaires des profils de professions pour conclure que sept des neuf compétences essentielles revêtaient une importance particulière le secteur de la réparation et de l’entretien des automobiles. Ces compétences sont les suivantes :
- la lecture de textes;
- le calcul;
- l’informatique;
- la capacité de raisonnement;
- l’utilisation de documents;
- la communication verbale; et
- le travail d’équipe.
CARS a fait appel à un organisme privé pour mettre au point et administrer l’outil d’évaluation des compétences essentielles. CARS a décidé que, pour des raisons pratiques, l’outil d’évaluation ne devait se pencher que sur trois des neuf compétences essentielles (la lecture de textes, l’utilisation de documents et le calcul) pour être vraiment efficace. On a décidé d’évaluer ces compétences à cause de leur importance pour l’industrie, mais aussi pour la possibilité de les évaluer facilement à l’aide d’un outil papier.
Les chercheurs ont rédigé une série de 30 questions à choix multiples pour chacune des trois compétences essentielles à évaluer, soit un total de 60 questions. Les questions abordent les quatre niveaux de complexité pour chaque compétence essentielle. Toutes les questions décrivent des situations ou activités que vivent au quotidien les travailleurs des sept professions cibles. On y fait référence à des scénarios, des documents (reçus et formulaires, p. ex.) et autres documents utilisés au travail qu’on doit connaître pour répondre aux questions. Les 60 questions ont été imprimées dans des livrets numérotés qui ont été distribués à des centres d’examens partout au pays.
Six collèges communautaires du Canada ont accepté de se transformer en centres d’examens. Les participants volontaires s’y sont présentés pour utiliser l’outil d’éva luation. Les employeurs ont facilité le recrutement des travailleurs. Des étudiants de sept établissements d’enseignement du pays (collèges et écoles secondaires) ont également été invités à participer à l’évaluation. CARS et les fournisseurs de services du secteur privé ont surtout recruté les candidats par téléphone. Les employeurs ont facilité le recrutement des travailleurs œuvrant dans l’industrie. Ceux-ci se sont surtout soumis à l’évaluation après leur journée de travail alors que les étudiants volontaires ont utilisé l’outil principalement durant les heures de cours. Les répondants incapables de se rendre à un centre d’administration du test ont reçu une copie de l’outil d’évaluation par la poste.
Quelque 1 500 copies de l’outil d’évaluation ont été distribuées. Les activités de cueillette des données ont eu lieu durant le mois de février 2005. Les responsables du projet ont reçu 582 évaluations remplies.
Compétences essentielles : exigences professionnelles et programmes de formation
La dernière réalisation attendue de la recherche de CARS sur les compétences essentielles était une comparaison entre les niveaux requis pour réussir les cours de réparation et d’entretien des automobiles et les niveaux nécessaires pour occuper un emploi correspondant dans l’industrie. Grâce à cette comparaison, on a pu trouver les lacunes ou écarts entre la formation et les exigences professionnelles freinant le développement de la main-d’œuvre.
Groupes cibles
L’outil d’évaluation vise à mesurer les niveaux de compétences essentielles de travailleurs présents dans sept professions du secteur de l’automobile. Les 582 répondants autosélectionnés ayant rempli l’évaluation représentaient plusieurs groupes démographiques ciblés en raison de l’emploi, de la profession, du lieu géographique, de l’expérience et de la taille de l’entreprise. Les professions ciblées comprenaient les ventes, la collision et la peinture, les installateurs mécaniques et les techniciens de l’entretien. La proportion de répondants présente dans chaque de ces groupes reflète bien la distribution nationale des travailleurs dans ces groupes professionnels, s’il l’on se fie aux données actuelles du recensement.
Au chapitre du statut d’emploi, les apprentis représentaient 18 % des répondants alors que les travailleurs à temps plein et à temps partiel représentaient 26 % des répondants. Les étudiants, y compris ceux qui travaillent à temps plein ou à temps partiel dans l’industrie de la réparation automobile, représentaient le reste de l’échantillon, soit 56 % des répondants. Même si l’évaluation ne ciblait pas précisément les apprentis, ceux-ci représentaient tout de même un groupe important de répondants lors de la première administration de l’outil d’évaluation.
Ressources requises
RHDSC a fourni une subvention d’un million de dollars au projet de deux ans consacré aux compétences essentielles. La subvention a permis de payer le salaire des trois employés du projet de CARS pendant deux ans, soit un chargé de projet à temps plein, une adjointe administrative à temps partiel et un employé de soutien en technologie de l’information. De plus, le budget a servi à développer et à utiliser l’outil d’évaluation, à défrayer les dépenses connexes et à communiquer les résultats du programme de recherche à la communauté de CARS.
CARS a créé un comité consultatif de projet pour fournir une orientation à cet important projet de recherche. Le comité était composé de représentants de l’industrie, du monde de l’éducation et du gouvernement. Les établissements d’enseignement ont également appuyé le projet en devenant des centres d’administration des tests pour l’outil d’évaluation et des points de contact pour les étudiants-répondants.
3.0 Avantages du projet des compétences essentielles
Les renseignements quantitatifs et qualitatifs recueillis au cours du projet fournissent une précieuse information sur les sept professions choisies et décrivent les grandes tendances du marché de la main-d’œuvre dans l’industrie.
Profils des professions
Les profils des professions ont permis à CARS de trouver les compétences essentielles et les tendances communes aux professions choisies. L’utilisation de documents et la communication verbale sont apparues comme les compétences essentielles les plus présentes dans les sept professions. L’importance relative des autres compétences essentielles varie selon les professions. La préparation de profils pour les autres professions du secteur de la réparation et de l’entretien des automobiles permettra de valider les conclusions préliminaires du projet et fera connaître les tendances et les renseignements relatifs aux autres professions du secteur.
Outil d’évaluation
Grâce à l’outil d’évaluation des cinq niveaux de complexité, CARS a pu déterminer le niveau de complexité des compétences essentielles pour chaque profession. Ainsi, les données ont révélé que la majorité des personnes ayant rempli l’évaluation possède un niveau 3 de compétences essentielles pour les trois compétences examinées. Une comparaison des niveaux de compétences essentielles des 582 répondants de l’industrie et des profils de compétences de leurs professions a révélé des renseignements importants. Selon les résultats de l’outil d’évaluation :
- 29 % des répondants ne possèdent pas le niveau 3 pour ce qui est de la lecture de textes;
- 18 % ne possèdent pas le niveau 3 pour ce qui est de l’utilisation de documents;
- 36 % ne sont pas au niveau 3 en matière de calcul.15
L’évaluation globale a également fourni des renseignements et précisé des tendances par rapport aux lacunes au niveau des compétences essentielles dans le secteur. Quand les données sont analysées selon le statut d’emploi, on constate qu’une proportion plus élevée d’étudiants et d’apprentis ne possède pas le niveau requis pour les trois compétences essentielles. Comme l’a noté CARS, ces résultats suggèrent que les lacunes au niveau des compétences essentielles peuvent être graves et empirer à mesure que les étudiants et les apprentis s’intègrent à la main-d’œuvre de l’industrie.
Exigences de la formation et du milieu de travail en matière de compétences essentielles
La recherche a permis à CARS de comparer les exigences de la formation et du milieu de travail en matière de compétences essentielles et d’y découvrir des lacunes. CARS a conclu que la plupart des programmes de formation exigent des compétences essentielles de niveau 2 alors que la plupart des professions de l’industrie exigent un niveau 3. Par conséquent, la formation et le matériel pédagogique actuels n’offrent pas une préparation adéquate aux futurs travailleurs. Cela explique pourquoi les étudiants et les apprentis possèdent souvent de faibles niveaux de compétences essentielles.
4.0 Les défis
Le projet de CARS a dû relever plusieurs défis. Certains problèmes viennent de la méthodologie utili sée pour recruter des participants de toutes les régions du pays, la sélection de sept professions et la difficulté de trouver un échantillon cible à partir du statut d’emploi (étudiants, apprentis et gens de métier). Il a donc fallu beaucoup de temps et d’efforts pour en arriver à un échantillonnage représentatif. CARS a eu recours à plusieurs moyens pour attirer les participants ciblés. L’échéancier a également posé des défis. Les responsa bles du projet ont dû mettre l’outil d’évaluation au point avant que ne soient terminés les profils des professions et non une fois ces profils définis. CARS a donc été forcée de choisir les compétences essentielles à évaluer avant de pouvoir s’en remettre aux profils des professions en matière de compétences essentielles.
En plus de ces deux défis de méthodologie, CARS a dû reconnaître que les intervenants de l’industrie connaissent peu les enjeux associés aux compétences essentielles et les répercussions qu’elles peuvent avoir sur le rendement actuel et futur de l’industrie. L’industrie demeure sceptique et n’y voit pas son intérêt. CARS et d’autres intervenants doivent donc trouver de nouvelles façons de faire comprendre à l’industrie l’importance et la pertinence des compétences essentielles. Les défis que CARS a dû relever pour recruter des participants peuvent représenter fidèlement l’attitude de l’industrie à l’égard des questions de compétences essentielles.
Le Conseil CARS a été confronté, lui aussi, à des défis lorsqu’il a tenté d’obtenir un vaste échantillonnage des programmes et du matériel de formation des établissements d’enseignement et de formation. Le Conseil souhaitait alors comparer les exigences de formation en matière de compétences essentielles aux exigences du marché du travail. Comme l’indique le paragraphe précédent, une méconnaissance des enjeux liés aux compétences essentielles peut expliquer pourquoi CARS a fait face à un tel problème.
5.0 Orientations futures
Pour donner suite aux résultats de recherche, CARS a adopté une Stratégie nationale des compétences essentielles pour le secteur de la réparation et de l’entretien des automobiles. La stratégie vise à faire connaître les questions et les problèmes liés aux compétences essentielles ainsi que leurs conséquences sur l’ensemble de l’industrie. Elle incite aussi les enseignants, les formateurs, les employeurs, les travailleurs et les étudiants à utiliser des outils et ressources adaptés au secteur pour résoudre ces questions et problèmes.
La phase 2 du Projet des compétences essentielles de CARS prolongera les activités de recherche entreprises à ce jour en y ajoutant de nouvelles professions et compétences essentielles. Le projet trouvera également de nouvelles façons d’intégrer la formation en compétences essentielles et le perfectionnement à l’apprentissage en milieu de travail. CARS a décidé de prendre les devants en examinant son propre programme de formation et en y apportant des modifications pour que les compétences essentielles exigées à l’étape de la formation correspondent à celles exigées par les professions de l’industrie.
À l’avenir, CARS peut être confrontée au défi de faire reconnaître les enjeux et les problèmes par l’industrie et d’obtenir son engagement à soutenir des changements dont elle ne peut que profiter. Dans un secteur comptant autant de petites entreprises (39 000 entreprises employant en moyenne six personnes), de sous-secteurs industriels, d’établissements d’enseignement et de formation et de territoires de compétence, les communications représenteront un défi important et permanent.
Les questions relatives aux compétences essentielles touchent l’ensemble de la main-d’œuvre, y compris les apprentis. Ce projet et les futurs efforts en ce domaine se pencheront sur les besoins des apprentis comme membres à part entière de la main-d’œuvre de l’industrie de la réparation et de l’entretien des automobiles.
6.0 Personne-ressource du projet
Ed Nasello, chargé de projet, CARS 905-709-0219 9120, rue Leslie, Richmond Hill ON Canada L4B 3J9 ednasello@cars-council.com

- Site Web de CARS à http://www.cars-council.ca/idl.asp
- Conseil du service d’entretien et de réparation automobiles du Canada : Rapport sur l’outil d’évaluation des compétences essentielles. Préparé par Assessment Strategies (mai 2005), p. 20
|