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Le présent rapport démontre que la formation en compétences essentielles profite aux apprentis, aux employeurs, aux syndicats et aux autres intervenants du secteur. Les initiatives décrites offrent des exemples utiles de programmes et de stratégies existant au Canada et fait connaître les principaux facteurs qui assurent le développement et la mise en œuvre des projets consacrés aux compétences essentielles ainsi que certains des défis à relever.
La méconnaissance et l’incompréhension des compétences essentielles chez les divers intervenants, notamment chez les apprentis, représentent toujours un défi de taille pour les responsables des projets dans ce domaine. Le FCA-CAF et les autres intervenants peuvent contribuer de façon importante à relever le principal défi qui consiste à comprendre et à faire connaître les enjeux associés aux compétences essentielles et à mettre au point un ensemble d’outils et de méthodes visant à favoriser une mise en œuvre harmonieuse des initiatives consacrées aux compétences essentielles et à l’apprentissage.
Même si plusieurs projets sont lancés dans le domaine des compétences essentielles, les intervenants souhaiteront examiner au moins les recommandations suivantes :
Recommandation no1 : Veiller à ce qu’un mécanisme mesure le lien existant entre les initiatives consacrées aux compétences essentielles et à l’apprentissage et l’accroissement du taux de réussite dans les programmes d’apprentissage
Plusieurs organismes engagés dans les initiatives de compétences essentielles et d’apprentissage ne disposent pas d’outils d’évaluation. Comme plusieurs projets ont été lancés au cours des dernières années, ces organismes n’ont pas eu l’occasion de mettre au point les outils leur permettant de savoir dans quelle mesure le succès est lié à l’accroissement du taux de réussite. Pour combler cette lacune, il faudra mettre au point un ensemble de critères et d’outils pour évaluer avec précision l’importance des projets consacrés aux compétences essentielles et à l’apprentissage. Les intervenants doivent être en mesure de le démontrer et de le mesurer. Il faudra mener d’autres recherches et recueillir des données supplémentaires dans ce domaine.
Recommandation no2 : Créer une référence d’outils visant à évaluer les attitudes et l’aptitude générale des candidats apprentis à des métiers précis
Les intervenants ont besoin d’outils précis pour évaluer les attitudes et l’aptitude générale à des métiers précis. Même s’il existe des ressources, il serait utile d’avoir un catalogue complet de ces ressources pour trouver les outils les plus adaptés à certains métiers et secteurs. Cela favoriserait un recrutement efficace dans le secteur et maximiserait les investissements dans les candidats apprentis.
Recommandation no3 : Faire en sorte que le niveau de compétences essentielles exigé au cours de la formation corresponde au niveau requis au travail
Les travaux du Conseil CARS en matière de compétences essentielles soulignés dans l’étude de cas soulignent qu’il peut exister un écart entre le niveau des compétences essentielles exigé au cours de la formation et celui du travail. Pour favoriser la réussite des apprentis au travail, les intervenants de tous les secteurs industriels devraient veiller à ce que les apprentis possèdent un niveau de compétences essentielles en formation qui correspond au niveau requis au travail.
Recommandation no4 : Trouver des façons permettant aux apprentis et aux apprentis éventuels d’acquérir les compétences essentielles exigées par le métier choisi.
Les résultats du projet suggèrent qu’un ensemble de compétences essentielles est lié à l’apprentissage (la lecture de textes, le calcul et l’utilisation de documents). Cependant, on ne peut déterminer si ces trois compétences essentielles sont exigées de tous les apprentis et dans tous les secteurs industriels ou si les compétences essentielles varient selon les secteurs. Il serait intéressant d’examiner de plus près ces résultats.
Recommandation no5 : Créer des occasions de partenariat avec les intervenants pour faire connaître les compétences essentielles.
Créer des occasions de partenariat avec les intervenants et les divers secteurs partout au Canada pour expliquer comment la communauté de l’apprentissage du Canada profite des compétences essentielles. L’établissement de partenariats avec des organismes axés sur les compétences essentielles et sur l’apprentissage permettrait :
- à d’autres publics ou groupes visés par l’équité en matière d’emploi des compétences essentielles et de l’apprentissage; et
- à de nouveaux intervenants de mettre leur expérience en commun et de poursuivre le travail dans ce domaine en faisant connaître et comprendre les enjeux qui y sont associés et les avantages qu’en tire l’apprentissage.
Recommandation no6 : Diffuser l’information sur les compétences essentielles pour sensibiliser les intervenants.
Les intervenants peuvent faire connaître les compétences essentielles en diffusant l’information entre eux. Les résultats d’un projet peuvent être intégrés à un autre. Cela démontre que l’information d’un projet peut améliorer le travail de recherche d’un autre projet. On peut utiliser les bulletins et les brochures pour expliquer l’importance de la formation en compétences essentielles.
« La communauté de l’apprentissage peut tirer la leçon suivante de notre expérience : le soutien aux individus est important, positif et nécessaire. Il existe une foule d’apprentis qui doivent réussir leur programme. À mesure que progressera leur carrière, ces apprentis deviendront les superviseurs, les chefs d’équipe, les propriétaires d’entreprise et les instructeurs de métier de demain. C’est extraordinaire si nous pouvons faire en sorte que les finissants des programmes de métiers aient une perception favorable de l’apprentissage. »
– Un éducateur en milieu de travail, Colombie-Britannique
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